André Villers, une Vie en Images

Scénario et réalisation, Marketa Tomanova

titre anglais : André Villers, A Lifetime in Images
Film documentaire, 2016, 62′
producteurs : Marketa Tomanova, Martin Matiášek, Prokop Toman, montage : Aurélien Manya, musique : Vladimír Cháb

projection Omnia Dimanche 5 mars 11h, dans le cadre du Brunch Documentaire, en présence de la réalisatrice.

Diplômée de l’Université de Paris 8 après des études de cinéma, la réalisatrice tchèque Markéta Tomanová vient de passer cinq ans à tourner un film documentaire portant sur le destin et l’œuvre d’André Villers, photographe connu pour ses portraits de Pablo Picasso et d’autres artistes emblématiques du XXe siècle.

Synopsis : 1946. La guerre est terminée, mais le jeune André Villers, âgé de 16 ans, est hospitalisé au sanatorium de Vallauris, souffrant de tuberculose osseuse. De la tête aux pieds, on recouvre son corps par un plâtre. Les pronostics des médecins ne sont pas très optimistes mais grâce à la pénicilline, l’état de santé d’André s’améliore progressivement.
Après avoir passé 5 ans cloué au lit, André réapprend à marcher. Et à 21 ans, il réapprend à vivre.
Au sanatorium, il découvre la photographie et c’est le coup de foudre. Il photographie la vie et les habitants de Vallauris.
Deux ans plus tard, en 1953, André fait la connaissance, par hasard, de Pablo Picasso. Il se lie d’amitié avec le maître de l’Art moderne.
Picasso achète au jeune photographe son premier appareil photo Rolleiflex.
Les deux vont par la suite travailler ensemble sur un album de découpages et de photogrammes appelé « Diurnes », accompagné de textes poétiques de Jacques Prévert, sorti en édition limitée en 1962.
Grâce à Picasso, André Villers a rencontré quelques-uns des plus grands artistes du 20e siècle et les a photographiés.
Chagall, Dali, Miró, Buñuel, Fellini, Brassaï, Cocteau, Prévert, Gainsbourg, Le Corbusier, Hartung, Léger, et beaucoup d’autres, mais il ne s’en est jamais vanté.
Tout au long de sa vie, André est resté discret, même si ses portraits en noir et blanc sont connus dans le monde entier.
Influencé par ces rencontres, André a su se réinventer et expérimenter avec de nombreuses formes d’arts plastiques, à mi-chemin entre la photographie et la représentation picturale.
Un des derniers grands photographes et artistes plasticiens qui attend encore la reconnaissance.

Ce film a reçu le prix du meilleur documentaire d’Art au Festival de Melbourne en Australie en 2016.
Il a été nominé pour les prix du meilleur film documentaire des festivals de Guangzhou en Chine, de Cayfilm, du festival de Maine aux Etats-Unis, de Victoria au Canada et de Sonoma en Californie.